Je suis dans le bodybuilding depuis de nombreuses années — pas seulement en tant que compétiteur, mais aussi comme coach, observateur et auditeur. Et s’il y a bien un endroit où les mythes ne meurent jamais, c’est la salle de sport. Entre les séries, dans les vestiaires, après un leg day — les mêmes histoires sur les stéroïdes reviennent sans cesse. La plupart ne viennent pas d’une vraie expérience, mais de la peur, de l’exagération ou d’un mauvais exemple sorti de son contexte. J’entends ces discussions en permanence, alors j’ai décidé de démonter les mythes les plus courants, exactement tels qu’ils sont formulés — et d’expliquer ce qu’il y a réellement derrière.
Mythe 1
Q : Les stéroïdes anabolisants sont-ils totalement différents de la testostérone ?
R : Non. La testostérone elle-même est un stéroïde anabolisant.
C’est là que commence la plupart des confusions. Même quand on parle de « test » comme si c’était autre chose, on reste sur la même base hormonale — seul le contexte, la forme et l’utilisation changent.
Mythe 2
Q : Les stéroïdes donnent-ils des résultats immédiats et surhumains ?
R : Non. Les résultats dépendent de la génétique, du dosage, de l’entraînement, de l’alimentation et du temps.
J’ai vu des gars se monter la tête dès la première semaine, puis se heurter à la réalité. Même avec de la testostérone en jeu, les bases ne disparaissent pas.
Mythe 3
Q : Peut-on manger n’importe quoi sous stéroïdes sans prendre de graisse ?
R : Non. Les stéroïdes ne transforment pas la graisse en muscle. Les calories comptent toujours.
Ce mythe persiste parce qu’il est confortable. Il ne l’est pas. L’oxandrolone (Anavar) ne corrigera pas tes choix alimentaires — rien ne le fera.
Mythe 4
Q : Les stéroïdes fonctionnent-ils sans entraînement ?
R : Non. La croissance musculaire nécessite un stimulus d’entraînement.
Si l’entraînement est paresseux, le résultat le sera aussi. La chimie ne remplace pas l’effort — elle ne fait que modifier le plafond.
Mythe 5
Q : Un ou deux cycles suffisent-ils pour devenir énorme ?
R : Non. La masse musculaire se construit sur des années, pas sur des semaines.
Beaucoup voient des exceptions et pensent que c’est la norme. Ce ne l’est pas. Le physique « massif » est une longue histoire, pas un seul chapitre.
Mythe 6
Q : Les stéroïdes provoquent-ils automatiquement la perte de cheveux ?
R : Non. La chute de cheveux dépend de la génétique et de la sensibilité aux androgènes.
Deux personnes peuvent utiliser des composés similaires et obtenir des résultats totalement différents. La génétique est le facteur silencieux dont personne ne veut parler.
Mythe 7
Q : Les stéroïdes font-ils rétrécir le pénis ?
R : Non. La taille du pénis ne change pas.
Cette rumeur refuse de disparaître. Elle est répétée parce qu’elle choque, pas parce qu’elle est vraie.
Mythe 8
Q : Les stéroïdes rendent-ils stérile de façon permanente ?
R : Non. La suppression est généralement temporaire et la fertilité revient souvent.
J’ai accompagné des athlètes devenus pères après de nombreuses années dans ce sport. Voilà pourquoi la connaissance réelle bat la panique.
Mythe 9
Q : Les stéroïdes oraux sont-ils plus sûrs que les injectables ?
R : Non. Les stéroïdes injectables sont souvent plus sûrs que les oraux.
Beaucoup pensent que les comprimés sont « plus légers » parce qu’ils paraissent plus simples. Dans la réalité, cette idée s’effondre très vite.
Mythe 10
Q : Perd-on tous ses muscles après l’arrêt des stéroïdes ?
R : Non. La masse musculaire peut être maintenue avec un bon entraînement et une bonne alimentation.
La plupart des histoires de « j’ai tout perdu » signifient en réalité : « j’ai arrêté de m’entraîner, de bien manger et de dormir correctement ».

Mythe 11
Q : Les stéroïdes provoquent-ils automatiquement la “roid rage” ?
R : Non. Les stéroïdes amplifient les traits de personnalité existants.
Ils ne créent pas l’agressivité à partir de rien. Si quelqu’un était déjà instable, la salle ne l’a pas réparé — elle lui a juste donné une scène.
Mythe 12
Q : Les stéroïdes provoquent-ils la dépression ?
R : Non. La testostérone améliore souvent l’humeur.
Les phases de chute sont généralement liées à une mauvaise planification, des changements brutaux et du stress mental — pas à une tristesse « intégrée ».
Mythe 13
Q : Les stéroïdes sont-ils réservés aux hommes et dangereux pour les femmes ?
R : Non. La testostérone est essentielle chez les hommes comme chez les femmes.
Le problème n’est presque jamais que « l’hormone existe ». Le problème, ce sont toujours les excès, les malentendus et le dépassement des limites.
Mythe 14
Q : Les stéroïdes détruisent-ils le cœur dans tous les cas ?
R : Non. Les problèmes de santé sont généralement liés à des abus extrêmes et au mode de vie.
La vérité que peu aiment entendre à la salle : ignorer la tension, vivre de junk food et s’entraîner comme si on était immortel fait des dégâts quoi qu’il arrive. Les substances n’annulent pas la responsabilité.
Mythe 15
Q : Les stéroïdes font-ils automatiquement un physique impressionnant ?
R : Non. Sans discipline, la plupart des utilisateurs paraissent ordinaires.
Même quand quelqu’un cite le Dianabol comme un mot magique, tout se résume toujours à l’entraînement constant, l’alimentation, le sommeil et le temps.
Conclusion — point de vue du coach
Je ne suis pas là pour faire peur ni vendre des illusions. Les stéroïdes ne sont ni de la magie, ni des démons. Ce qui fait vraiment du mal dans ce sport, c’est l’ignorance — répéter des mythes au lieu de comprendre la réalité. J’ai vu des athlètes détruire leurs progrès par peur, et d’autres ruiner leur santé par excès de hype. Les lifteurs les plus intelligents que je connaisse ne cherchent pas de raccourcis — ils construisent d’abord leur savoir. C’est la différence entre un progrès durable et les regrets.
